Les trucs qu’il vaut mieux ne pas faire avec des Espagnols
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Lors des derniers épisodes (ici, là et là ), j’ai laissé quelques listes d’activités à faire – ou pas – avec les gens locaux en Espagne.
Voici à présent une liste très personnelle des choses que je crois qu’il vaut mieux éviter là -bas.
Allons-y pour les conseils à deux balles, mon “à ne pas faire en Espagne” perso en quelque sorte, m’enfin après tout c’est des choses vécues, donc p’têt que ça peut servir.
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- Eclater de rire dans le métro à 8h du matin sous prétexte qu’on est en train de lire un bouquin marrant.
A 8h du matin dans un métro bondé, le Madrilène de base n’a aucun humour.
Il faut le comprendre: il n’a pas réussi à se dégoter de place assise donc il n’a pas assez d’espace pour pouvoir ouvrir un livre, et en plus il n’a pas de livre anglais humoristique comme le mien.
Bien fait pour lui, il avait qu’Ã vivre loin du centre pour choper une place assise, et parler les langues aussi.
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- Ne pas respecter les horaires. Ne pas respecter leurs coutumes. Ne pas respecter les codes vestimentaires, etc.
On ne dirait pas comme ça parce qu’ils ont l’air relax au premier abord, mais il y a des codes non écrits très rigides en Espagne: alors on les suit et puis c’est tout.
Et puis si on les suit pas (genre: j’ai faim à midi, je vais bécqueter), on essaie que ça se remarque pas.
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- L’excessive politesse.
En arrivant d’Angleterre, ça a été dur, j’peux vous dire. Selon leur utilisation, selon le ton employé et selon leur fréquence, des mots comme s’il te plaît et merci peuvent sonner malpolis, condescendants et froisser leur destinataire. Il faut faire attention.
Mais il ne s’agit pas non plus de dire des phrases du genre: “fais ci fais ça”.
Non, tout est dans le ton de la voix, certaines tournures employées aussi, c’est assez subtil mais les bonnes manières sont bien présentes et bien réelles. Sauf que, c’est pas les mêmes que chez nous ou même que chez les Britons, alors il y a de quoi s’emmêler les pinceaux…
Au passage, c’est bête qu’on n’apprenne pas ce genre de chose en classe de langue, ça éviterait certains incidents “diplomatiques”, moi je dis.
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- Resquiller.
Alors c’est un peu une évidence que je mets là , hein. Ce qu’il y a, c’est que bien souvent dans certains endroits comme les magasins d’alimentation par exemple, ce n’est pas une file d’attente qui se trouvait devant moi mais plutôt un blob d’attente, voyez-vous (vous vous souvenez du film Le Blob? L’espèce d’amas informe qui s’étend partout? Ben voilà , c’est ça).
Ça a l’air bazaroïde au premier abord, alors qu’en fait, pas du tout du tout. Chacun sait exactement quelle est la personne qui passe avant lui et ils sont sans pitié pour les resquilleurs.
Mot magique pour s’y retrouver quand on arrive au blob d’attente: “¿quién da la vez?” et la dernière personne à être arrivée se manifestera, comme ça on sait après qui on passe. Facile, non?
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- Se moquer d’eux.
Aussi, quelle drôle d’idée, faut être bête pour se moquer de ses hôtes (je suis coupable d’avoir été bête, oui).
Alors avant d’émettre une quelconque raillerie à leur égard, même rigolote, sachez qu’ils ont exactement le même sens de l’autodérision et de l’acceptation de la critique que nous. Par contre à la défense, ils sont beaucoup plus virulents. Vous êtes prévenus.
Un exemple:
Moi: “Ouah! Mort de rire tes pompes marron avec ton futal noir! Ahahahah! Comment qu’ça va pas ensemble, toi!”
[NDLR: ils ont une fâcheuse tendance à mettre des chaussures marron avec tout]
Espagnol vexé: “Euh ouais p’têt, mais en France vous mettez des chaussettes blanches avec vos pantalons noirs, ça c’est classe ça, hein.”
Ah purée, c’est vrai en plus qu’il y en a en France, et ça craint, les chaussettes blanches… Mince, ils on trouvé notre talon d’Achille; ah ils sont forts quand même.
Donc voilà , faites gaffe.
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Alors bon, tout dans tout, j’ai réussi à finir par éviter ces petites choses qu’il ne faut pas faire. J’en oublie plein au passage, j’ai la mémoire sélective, en somme.
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Bon, à la fin, j’étais plutôt bien là -bas, j’avais ma p’tite vie toute tracée, amis, boulot, fiancé, future maison dans une n’urbanisation – purée, ça me poursuit les z’urbanizations – aux abords de la ville.
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Si vous voulez savoir à quoi elle me faisait penser, ma nouvelle future n’urbanisation, cherchez pas plus loin:
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Et évidemment quand tout est tout bien planifié comme ça, que je peux me projeter et savoir exactement comment va être ma vie dans les 15 prochaines années, c’est le moment que je choisis pour avoir besoin d’un peu d’air.
Donc, j’ai soudainement éprouvé comme un impérieux besoin d’aller une dernière fois voir ailleurs pour un p’tit moment avant de revenir à Madrid puisqu’apparemment j’allais m’y enraciner définitivement.
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Et c’est précisément à ce moment-là , coup de bol figure-toi, qu’on m’a offert un détachement de deux ans à Cologne.
Souffler un peu pendant deux ans? Prendre un peu de recul? Le plan idéal, en somme.
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Mon plan machiavélique a-t-il fonctionné? La suite dans un prochain épisode.

















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